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Le tellurisme :

comprendre l’influence du sol sur notre habitat

Le sous-sol participe à l’environnement de notre lieu de vie !  Alors, une habitation ne se résume pas à ses murs, à son orientation ou à son aménagement intérieur. Elle repose avant tout sur un terrain, lui-même constitué de différentes couches géologiques, traversé par des circulations d’eau, des fractures, des failles et diverses particularités du sous-sol.

En géobiologie, l’étude de ces phénomènes et de leurs interactions avec les lieux de vie constitue une part importante de l’analyse de l’habitat. On parle alors de perturbations telluriques, du latin tellus, qui signifie « terre ».

L’objectif du géobiologue est d’observer le terrain et de rechercher les particularités susceptibles d'influencer certaines zones d'une habitation.

Qu’est-ce que le tellurisme ?

Le terme « tellurique » désigne, au sens général, ce qui est relatif à la Terre et aux phénomènes qui s’y produisent.

Le sous-sol n'est jamais parfaitement homogène. Sous une maison peuvent se trouver :

  • différentes couches géologiques ;
  • des fissures ou fractures de la roche ;
  • des failles géologiques ;
  • des circulations ou accumulations d'eau souterraine ;
  • des cavités naturelles ou artificielles ;
  • des différences de composition et de conductivité du terrain.

Certaines de ces caractéristiques peuvent être étudiées par la géologie, l'hydrogéologie ou différentes méthodes de mesure.

La géobiologie y ajoute une lecture particulière du lieu, en recherchant notamment ce qu'elle considère comme des zones de perturbation susceptibles d'interagir avec l'habitat et ses occupants.

L’eau souterraine ?

La présence d'eau dans le sous-sol constitue l'un des phénomènes les plus fréquemment recherchés lors d'une étude géobiologique.

Il ne s'agit pas nécessairement d'une grande rivière souterraine. L'eau peut circuler dans une fracture de la roche, une couche perméable ou un réseau souterrain relativement étroit.

Le géobiologue cherche notamment à déterminer le passage supposé de ces circulations d'eau et leur position par rapport aux zones occupées de manière prolongée dans l'habitation.

Une attention particulière peut ainsi être portée aux chambres, au lit, au bureau ou aux espaces dans lesquels une personne reste plusieurs heures chaque jour.

Failles et fractures géologiques

Le terrain peut également présenter des ruptures ou des discontinuités.

Une faille géologique correspond à une fracture des terrains accompagnée d'un déplacement des blocs rocheux. À une échelle plus réduite, le sous-sol peut comporter de nombreuses fissures et fractures.

Ces particularités peuvent modifier localement la circulation de l'eau, des gaz du sol ou certaines propriétés physiques du terrain.

Dans une étude géobiologique, leur localisation est donc prise en considération afin d'obtenir une représentation plus complète de ce qui se trouve sous le bâtiment.

Les réseaux telluriques en géobiologie

La géobiologie traditionnelle décrit également différents réseaux telluriques, représentés comme des maillages parcourant la surface terrestre.

Parmi les plus connus figurent notamment les réseaux dits Hartmann et Curry.

Selon les pratiques géobiologiques, certaines intersections ou superpositions de ces réseaux avec d'autres particularités du sous-sol — par exemple une circulation d'eau ou une faille — peuvent constituer des zones auxquelles une attention particulière est accordée.

Ces notions appartiennent toutefois au domaine de la géobiologie et ne doivent pas être présentées comme des phénomènes dont les effets sanitaires seraient établis scientifiquement.

Pourquoi étudier l’emplacement du lit ?

Nous pouvons passer près d'un tiers de notre vie dans notre lit. Il s'agit donc d'un emplacement particulièrement important lors d'une étude géobiologique.

Contrairement à un couloir ou à une pièce dans laquelle nous ne faisons que passer, le corps reste plusieurs heures pratiquement au même endroit pendant le sommeil.

Le géobiologue s'intéresse ainsi à ce qui se trouve sous cette zone : circulation d'eau supposée, faille, particularité du terrain ou croisement de réseaux telluriques selon la méthode qu'il pratique.

Cette observation peut conduire à proposer un déplacement du lit ou un réaménagement de la pièce lorsqu'une zone est considérée comme défavorable dans le cadre de l'analyse géobiologique.

Comment se déroule une recherche tellurique ?

L'étude commence généralement par une observation du terrain, de la construction et de son environnement.

Selon sa pratique, le géobiologue peut ensuite rechercher et cartographier différents éléments :

  • circulations d'eau souterraine ;
  • failles et fractures ;
  • particularités géologiques ;
  • réseaux telluriques ;
  • zones de croisement ou de superposition.

Cette analyse permet d'établir une représentation des différentes zones du lieu et de les comparer avec l'organisation réelle de l'habitation : chambres, lits, bureaux et autres espaces occupés durablement.

Tellurisme et approche globale de l’habitat

L'analyse tellurique ne constitue qu'une partie d'une étude géobiologique. L'environnement d'une habitation comprend également les phénomènes liés aux installations électriques, aux champs électromagnétiques, aux antennes et appareils de communication, ainsi que des facteurs physiques parfaitement mesurables comme le radon dans certaines régions.

L'intérêt d'une étude globale est donc de considérer simultanément le terrain, le bâtiment et son environnement.

La géobiologie cherche ainsi à mieux comprendre le lieu dans lequel nous vivons et, lorsque cela paraît pertinent, à proposer des aménagements simples destinés à améliorer l'organisation des espaces de vie.

👉  Observer ce qui nous entoure, mais également ce qui se trouve sous nos pieds, permet de porter un autre regard sur notre habitat.